jeudi 19 mai 2011

ateliers-des monstres de Tious tellement gentils!


Les petits Provillois sont arrivés à l'heure :
Ils étaient attendus à la Maison Falleur.

Le message est précis : des traces inquiétantes
Otent à nos visiteurs leur désir de détente.


Mais, ô stupéfaction! Des monstres à tifs ou non
Sourient à ce public reniant leur renom.





L'alléchant contenu de ces énormes bulles
A permis l'éclosion de vifs conciliabules. 








On nous traite souvent de gentils petits monstres.
Notre esprit facétieux parfois vous le démontre.



Ces lieux nous ont ravis. Signons le livre d'or
Dans le plus grand silence. En nous un monstre dort,
Soyons très attentifs : il peut se réveiller,
Gentil ou venimeux, il peut se révéler.


A la bibliothèque allons-nous découvrir
D'autres monstres de Tious qui nous ont fait tant rire?






Il est temps de quitter cette Maison Falleur.
Le retour à Proville non  ce n'est pas un leurre.


vendredi 6 mai 2011

ateliers-Le printemps... comme un renouveau, comme un espoir...

Jardin … jardin … suivez le guide !!!





Hé ! Ho ! je suis le nain

Le nain de jardin

C’est moi votre guide

Prenez ma main

D’abord vous avez une terrasse

Où la petite dame se prélasse

Tout en lisant ou surveillant les enfants

Qui jouent sur le toboggan



La pelouse est fleurie de boutons d’or et de minuscules marguerites

Quelques petits pas chinois et hop !

Vous voilà au pied de l’escalier

Que vous gravissez …

Et où un banc

Vous attend sagement



Une citronnelle, un seringa, un lilas

Embaument cet endroit-là

Les jolies clochettes de mai

Montrent enfin le bout de leur nez

L’hiver est fini ! crie le mille-pertuis

Il est temps pour les semis !

Ce beau tapis de mille fleurs jolies

Egaiera pour un temps

Tout cet endroit charmant

Les junipérus sont de merveilleuses cachettes

Pour nos chères petites têtes

Le groseillier, le cerisier attendent de mûrir…

Et les petites mains languissent de cueillir…

Ce jardin immense

Qui fera partie de tes souvenirs d’enfance

Un jour, te semblera petit

Zacharie !!!


Zaza


jeudi 21 avril 2011

ateliers-Etes-vous cigale ou plutôt fourmi?

Une règle : inclure impérativement dix mots imposés :
accueillant  agapes  avec  choeur  complice  cordée  fil  harmonieusement  main  réseauter   


LA CIGALE ET LA FOURMI ET SES DIX MOTS



La cigale ayant réseauté tout juillet
ne put aller au supermarché.
Point d’agapes se dit-elle, affamée dans son refuge,
elle usa de subterfuge
en allant trouver de l’aide
chez la fourmi, sa voisine, la barmaid,
la priant de lui prêter quelques surgelés
pour se sustenter jusqu’en mai.
Je vous le rendrai c’est certain
et merci pour le coup de main …
La fourmi peu accueillante, était, elle, toute active
à pendre une cordée de lessive.
Harmonieusement disposé sur le fil,
le linge était d’un blanc Persil.
Ignorant tout de la convivialité
elle toisa la cigale et ne la fit même pas rentrer.
Elle demanda d’un air complice, avec une voix lisse
que faisiez-vous tout l’été sur votre table penchée ?
Je réseautais ne vous déplaise …
Vous ??? quoi ??? vous ré-seau-tiez- …étrange mot
Que je vais m’empresser de chercher dans le dico …
Réseauter, non mais …
En attendant, maintenant partez …

MORALITE


Internet
c’est chouette !
Mais il ne faut pas passer
Tout son temps à réseauter !!!...
Sinon … repas …… sautés

Zaza




La Cigale et la Fourmi au XXIe siècle.




Une jolie cigale insouciante et futile
Occupait ses journées à chanter et danser.
Une active fourmi voulant se rendre utile
Travaillait sans se plaindre, même sans y penser.

Les fourmis sont complices, s’unissent en cordée ;
De leur labeur commun, les fruits sont accordés.
Elles échappent ainsi à ce repas frugal
Imposé, c’est fatal, à la belle cigale.

Les frimas revenus avec leur lot de peine
Rendirent le fil des jours beaucoup moins accueillant.
Grâce au chœur des fourmis toujours l’armoire est pleine :
Le travail récompense qui a le cœur vaillant,
Et harmonieusement organise sa vie.
La cigale confond labeur avec agapes.
La fourmi quant à elle n’est pas de cet avis.
Sa voisine affamée à la fenêtre frappe :
«Donnez-moi à manger, je vous paierai demain !
Je cherche du travail, navigue sur le net.»
« Il est un peu trop tard ; votre poil dans la main
Fait que vous vous plaignez devant ma maisonnette.
Rejoignez dans la rue la horde des manants
Ou bien réagissez, retroussez-vous les manches.
Vous chantiez et dansiez ? Réseautez maintenant !
Les jours de la semaine ne sont pas que dimanches.»



Cloclo



mardi 19 avril 2011

A l'Atelier d'écriture de la médiathèque de Proville, c'est toujours le printemps.

C'est au tour de Cricri et Cloclo de "se frotter" à ce style de poésie qu'est l'acrostiche.
La première nous emballe avec son style coulé, son vocabulaire tendre et coloré.
Le second reste fidèle à une expression classique où règnent l'alexandrin et la rime académique.

Proville, verte contrée de notre Cambrésis,



Resplendit sous un soleil audacieux,


Invente les couleurs chatoyantes de la vie,


Noces éphémères des odeurs et des couleurs.


Tout le village en effervescence s’agite,


Et les rives de l’Escaut résonnent de cris joyeux.


Main dans la main les amoureux transis


Pressent le pas dans l’herbe tendre,


Sensibles à la beauté des lieux de ce Nord printanier.





Cricri


Ecartez au maximum les narines,
Humez : non, ce n'est pas la brise marine!
Du lilas parfum subtil,
Pas de doute, c'est "du Proville".
Proville a revêtu ses couleurs printanières :


Revenu le soleil, de retour les beaux jours.


Invités à sortir nous quittons nos tanières.


Ne manquons pas la fête : elle ne dure pas toujours.


Tulipes, forsythias, jonquilles, primevères


Eblouissent nos yeux, embaument l’atmosphère.


Manteaux, foulards et gants, si utiles l’hiver,


Prennent la direction de la spacieuse armoire,


S’y rangent sagement, mais restent en la mémoire.





Cloclo

nota : les membres de l'Atelier d'écriture de la médiathèque de Proville ne se prennent pas au sérieux. Leur objectif est de passer un bon moment ensemble dans l'échange, le sourire mais aussi  le rire tout en jouant avec notre langue (et la leur car c'est l'occasion de bien la délier!).





dimanche 10 avril 2011

ateliers-A la médiathèque de Proville vendredi dernier : connaissance de l'art à la portée de tous.


Par étapes...

 


...la conférencière a emmené son auditoire...

 


...dans l'évolution des genres...

 


Monet, Courbet, Manet... Van Gogh... l'impressionnisme...

 



 ...aux frontières du cubisme.


en savoir davantage
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Peinture


samedi 2 avril 2011

ateliers-la photo insolite : fleurs et papillons.


Vous avez situé?


Deux activités : l'assemblage de palettes, et, des serres...


Une entreprise bien visible...


...de la Voie d'Hermenne à Proville...


 L'entrée du public et des clients se trouve route de Marcoing,
 pas très loin de "Conforama", à la sortie de "la zone".


Vous ne connaissiez pas? Osez! Fabuleux!

  
Et, cerise sur le gâteau... non! Papillon sur la fleur!



L'entrée est libre. Venez découvrir cette harmonie
alliant l'art graphique, iconographique à celui du jardinage :
quand art et artisanat se confondent...







Nous en sommes certains : Jeannine n'a pas fini de nous surprendre
 (et de se surprendre elle-même).



La "zone". Petit éclairage.
  • Dès 1973 des entreprises cherchent des terrains pour s'installer à Proville route de Marcoing.
  • Il faut attendre la fin des années 1970 pour que se réalisent les premières implantations, malgré le désaccord d'agriculteurs privés d'une partie de leurs terres.
  • En 1986 "les Papillons Blancs" arrivent sur cette zone officiellement baptisée "Parc d'activités Centre Commercial Cambrai-Proville".
  • En 1995 cette zone est déclarée achevée. Les années qui suivront prouveront ses capacités d'extension.




mercredi 30 mars 2011

ateliers-Avec Zaza et Cricri : nostalgie et tendresse.

Zaza vous met-elle en boîte? Certes, mais avec beaucoup de tendresse.

 
 

Nous voilà installés dans la maison de vacances, celle de mes grands parents … tout est calme, les volets sont entrebâillés laissant filtrer les rayons du soleil … les meubles et le parquet ont été cirés redonnant vie à la maison abandonnée le reste de l’année. Je décide de faire une incursion dans le grenier car les vieilles malles doivent être débarrassées avant d’être données à des neveux et nièces. La première malle renferme des abécédaires, des livres, des illustrations, des encadrements en bois, de la layette, des chaussons de bébé en peau…
J’ouvre la seconde qui est toute tapissée de cartes postales d’Indochine : des robes blanches, des chapeaux coloniaux, des gants, une ombrelle, des guêtres ; d’élégantes bottines à boutons noirs y sont enfouies, et tout au fond une boîte en fer blanc avec, sur le couvercle, la tête d’une personne aux cheveux permanentés et dont les crans ne tiennent que grâce à la brillantine Roja …
 J’ouvre cette boîte et y découvre un paquet de lettres lié par une faveur bleue; en le retournant je peux lire qu’elles sont adressées au soldat L…C… en garnison en Indochine … En le replaçant, je vois une charmante carte postale bordée de dentelle bleutée où le tendre sourire d’une douce jeune fille rappelle « Ne m’oubliez pas » !!!

Non, grand-père ne t’a pas oubliée, Grand-Mère !

Je remets tout en place et referme nostalgique cette malle que je décide de garder !




Cricri vous invite sous cet arbre évocateur de nostalgie mais aussi d'espoir...

Esprit de Georges Brassens, es-tu là?


 
Sous mon arbre.

Les aurais-je déjà oubliés dans un coin de ma mémoire ? A l'image de ce cognassier, c'est un autre arbre qui me vient à l'esprit : le cerisier du jardin où j'allais m'étendre l'après-midi. En ai-je fait des rêves et des projets sous ses branches fleuries !

Fringant jeune homme, je n'avais peur de rien. Aucun obstacle ne me résistait. J'avais des illusions, des folies dans la tête, je me lançais à corps perdu dans toutes les aventures ! Ah oui, j'étais jeune alors et ... innocent.

Depuis, la vie s'est chargée de me remettre la tête à l'endroit. J'ai pris des coups, au propre comme au figuré, je me suis brûlé les ailes bien des fois. J'ai quitté ma terre natale pour chercher fortune, je trouvais que la vie au delà de mon cerisier, était pleine de promesses, plus alléchante. Oui mais, voilà, la route vers le succès était semée d'embûches.

Je croyais en ma force, en ma volonté, mais toutes deux se sont émoussées au cours du temps. Je n'ai pas su m'arrêter au bon moment, je n'ai pas eu le temps de faire les choses, je n'ai pas écouté la voix de la sagesse et aujourd'hui, me voilà prisonnier sur cette terre jadis prometteuse.

Je ne peux pas retourner au pays, plus personne ne m'attend sous mon cerisier. Il fleurit tout seul, sans moi et mes rêves. Un jour peut-être, quand j'aurai fait la paix avec moi-même, je reviendrai.

La tête haute et le cœur allégé, je m'étendrai sous mon arbre et là, je savourerai l'instant présent sous ses fleurs blanches et roses, corolles apaisantes au-dessus de mon cœur tourmenté.