lundi 2 janvier 2012

ateliers-les "pépères" en vadrouille.


-Nénesse. Encore un coin de Proville qui change.
-Paulo. Tu crois que la mairie sera prête pour l'été?
-Charlie. Le maire  a dit que ce serait pour juin.
-Nénesse. Tu n'vois pas tout c'qui reste à faire?
-Paulo. Nénesse, si on mettait un pinceau au bout de ta langue...



-Charlie, Nénesse, Paulo. Encore des courageux qui viennent se promener!


-Charlie. C'est honteux!
-Paulo. Quoi?
-Nénesse. C'est plein de "maqu..." ici!


-Charlie. Les fossés risquent de déborder s'il continue de pleuvoir.
-Paulo. Un marais c'est un marais, c'est pas l'désert!


-Paulo. Nénesse, c'est une chapelle pour toi.
-Nénesse. J'ai pas soif





-Charlie. Il commence à pleuvoir..
-Nénesse. On a dit qu'on continuerait quel que soit le temps.
-Paulo. D'accord, mais ne comptez pas sur moi pour faire ce circuit tous les jours.
-Nénesse. Eh oui Paulo!  La pluie ça fait rouiller tes vieilles guiboles! Mets de l'huile...

à suivre

dimanche 1 janvier 2012

ateliers-Je pense donc je sue...


- Nénesse. Qu'est-ce qu'il va y avoir ici?
- Charlie. Paraît que ce serait des appartements!
- Paulo. Ben dis donc Proville continue de se transformer. Dans dix ans on ne reconnaîtra plus le vieux village!
- Charlie. Qu'est-ce que tu veux, faut bien loger les gens et puis maintenir la population à son niveau.
-Nénesse. Moi ça m'embête qu'on détruise cette ancienne ferme. Ils pourraient peut-être utiliser les bâtiments existants et les aménager plutôt que tout démolir.
- Paulo. Faire du neuf avec du vieux, on n'est pas toujours sûr du résultat.
-Nénesse. T'as raison. C'est ce que ta femme elle dit à ton sujet!
- Paulo. Toi j'te r'tiens.

- Charlie. L'école a perdu une classe en 2011. C'est bien la preuve qu'il y a moins de gosses à Proville.
- Paulo. Et l'Administration est intraitable. Pour rouvrir c'est bien plus dur que de supprimer.
- Nénesse. Qu'est-ce que vous attendez vous autres pour en faire des gosses? J'rigole...

- Charlie. Dire que j'ai connu à cet endroit-ci une chapelle au départ du chemin des Prés. A gauche, des pâtures et des champs.
- Paulo. Tu regrettes?
- Charlie. La nostalgie ça ne sert pas à grand chose. Les nombreuses familles qui se sont installées à Proville à la fin des années 1960 avaient bien le droit de profiter du charme de la commune.
- Nénesse. De tout façon Proville aura bien du mal à s'agrandir encore. On ne va tout de même pas supprimer d'autres surfaces agricoles!
- Paulo. Et puis, je ne veux pas être pessimiste, mais... nous n'avons plus vingt ans les gars. Un jour faudra bien qu'on cède la place!

- Charlie. Et dire qu'à la place de ce hangar il y avait autrefois un café.
- Nénesse. Ouais! A mo Alphonse... On m'a raconté que les chevaux  ils n'avaient pas besoin de GPS pour y conduire leur maître.


- Charlie. Là aussi il y avait une ferme.
- Paulo. Proville était un village essentiellement rural.
- Nénesse. Qu'est-ce que vous préférez les gars, l'odeur du crottin de cheval et de la bouse de vache ou celle de l'essence?

- Paulo. Quand je vois ces maisons, j'ai l'impression de revenir 50 ans en arrière.
- Charlie. Cette rue était autrefois la rue principale de Proville, la grande rue. C'est là que se trouvaient le plus de fermes, mais aussi d'ateliers d'artisans.
- Nénesse. Et puis l'église elle rassemblait beaucoup de paroissiens. Ach' t'heure, on n'croit plus ni à dieu ni à diable.
- Paulo. D'accord... mais le jour des communions, l'église est trop petite! Va comprendre Char...lie!


- Charlie. La dernière ferme de Proville... Après elle, plus rien!
- Nénesse. Plus rien? Tu veux dire qu'alors Proville méritera tout à fait son classement dans les villes.
- Paulo. Proville fait déjà partie de la banlieue de Cambrai.
- Charlie. Pour le moment, Proville en tant que commune bénéficie encore d'une certaine indépendance.
- Paulo. Indépendance relative. Nous faisons partie de la communauté d'agglomérations de Cambrai. Et son président, c'est le maire de Cambrai!
- Nénesse. On n'va tout de même pas prendre le maquis. Le bois Chenu, c'est pas la montagne corse!

- Charlie. Je trouve ça bien qu'on ait conservé les bordures en grès d'origine.
- Nénesse. Comme quoi du vieux ça peut avoir quelque chose de bon!


- Charlie. La médiathèque. Pendant les vacances il y a toujours une tripotée de gosses.
- Paulo. Ils sont mieux là qu'à traîner les rues.
- Nénesse. Tu vois Paulo, il faudrait un bistrot tout à côté, comme ça tu pourrais faire les deux!
-Paulo. Assurément tu es très drôle cette année.

- Charlie. Tant qu'il y a la crèche, c'est bon signe. Faut de la jeunesse à Proville.
- Nénesse. On peut s'faire de la bile pour l'avenir des jeunes.
- Paulo. T'as donc si peur qu'ils n'aient pas de boulot pour payer ta retraite? Tu réduiras ta consommation de demis. L'eau du robinet, c'est pas si mauvais.
- Charlie. Et puis Nénesse trouvera bien le moyen de la parfumer avec un peu d'extrait anisé!


à suivre



lundi 26 décembre 2011

Noël a des lendemains qui enchantent...

Un conte pour Noël

 Il était une fois une étoile qui vivait sous les tropiques … elle menait une vie insouciante et heureuse et brillait de mille feux dans le ciel de ce pays … il faisait chaud, mais chaud … même la nuit … mais elle, elle était ravie de ce climat et ne s’en plaignait pas.

Au fil des années, elle commença à ne plus être très à l’aise, cette chaleur l’incommodait, elle avait maintenant des vertiges dans la torpeur de la nuit. Elle décida donc, à regret de quitter ce beau ciel tropical pour un pays plus tempéré.

Dès le premier soir, elle perçut la différence, il faisait bon … un peu frisquet tout de même mais elle avait fait un choix qu’elle estimait judicieux et il fallait bien s’adapter à ce nouveau climat.



Ainsi commença sa nouvelle vie qui dura, dura …

Quelques jours avant Noël un petit garçon était en train de décorer l’arbre de Noël, il leva la tête et par la fenêtre contempla le ciel peuplé de mille petites étoiles … soudain il la vit particulièrement brillante et un peu isolée des autres … en la fixant bien, cette singulière étoile semblait même lui sourire … Il soupira et la montrant du doigt s’exclama « ce qu’elle est belle  et brillante, je la veux pour l’arbre ! ».

Le lendemain soir, il scruta à nouveau le ciel très étoilé … il chercha en vain cette étoile brillante … il y en avait bien sûr beaucoup d’autres mais celle de la veille, celle qui lui avait souri n’était plus là …Il se demandait où elle avait bien pu partir… Le soir de Noël, il fit un vœu : « revoir ma drôle et belle étoile, vous savez celle qui m’a souri tendrement »… sa maman lui dit : ne sois pas triste elle est heureuse puisqu’elle a rejoint son bien-aimé et ce soir elle est revenue se poser au sommet du sapin pour ne  briller que pour toi …
Zaza




mercredi 14 décembre 2011

ateliers-Ah, ce couloir "vert" bienfaisant!


Les saules têtards ont été taillés.


Pas que des inconvénients la chute des feuilles :
de cet observatoire on aperçoit un lotissement provillois.

 A l'aide du zoom...


Ce chemin sera encore noirci par
 la décomposition des feuilles en terreau.



Le lierre : un serpentin qui reste vert malgré l'hiver.


Les équipes d'entretien sont passées par ici.

  
Le chemin est bien entretenu pour le confort des usagers occasionnels.

  
Vous situez?

  
Non, ce ne sont pas les pierres jumelles.



Ce saule pleure et se désole : un de ses voisins est réduit à l'état de squelette.


Petites maisons habitées autrefois par des mariniers
incapables de s'éloigner de leur lieu de vie.


Baraquements bien entretenus datant des années 1919-1920.



Les pensées fleurissent tardivement.


Tout là-bas, un clocher...


L'un des trois clochers.





Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art?



L'a oublié un artichaut le maraîcher?


C'était autrefois la Maison de campagne
 de l'abbaye Saint-Sépulcre (vue du parc).




Près du moulin, mais pas sur Proville.



Vous situez aussi?